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Thierry

Grand succès de la soirée
de solidarité avec Thierry !

Plus d’une centaine de repas ont été servis ce vendredi 30 novembre au Garcia Lorca lors de la soirée de solidarité financière organisée par le Secours Rouge pour Thierry.
Le bénéfice net de la soirée est de 765 euros, (auquels s’ajouteront les sommes que vous avez versées sur le compte du SR à cet effet), ce qui couvre largement les sommes dépensées jusqu’ici par notre camarade pour faire face au procès.
Le Secours Rouge remercie tous ceux qui, au-delà des divergences politiques, ont fait de cette soirée un succès, en venant et en amenant leurs proches. Tous nos remerciements aussi à l’équipe du Centre Garcia Lorca qui a rendu cette large démonstration de solidarité possible.
Nous espérons être aussi nombreux sur les marches du palais de justice de Bruxelles, le 12 décembre, à 13H30, et à partir de 14H00 dans la salle d’audience de la 50ème chambre correctionnelle pour le prononcé du verdict.

 

 

 

Un militant
du Secours Rouge
condamné
à 1 an d’emprisonnement avec sursis
pour un bombage à Bruxelles
en solidarité avec les dockers emprisonnés.

21/11 : Compte-rendu de l'audience
Ce mercredi 21 novembre s’est tenu à la 50e chambre correctionnelle le procès en opposition de notre camarade Thierry Delforge, condamné en première instance et par défaut à un an de prison dont six mois avec sursis. Une grosse septantaine de personnes s’étaient rassemblées sur les marches du Palais de justice pour marquer leur solidarité avec Thierry. Plusieurs dizaines d’entre elles ont suivi l’audience, au visible déplaisir d’une cour peu habituée à siéger devant (pour reprendre l'expression du juge) des « supporters ». Les relations entre la cour et l’auditoire étaient tendues. La procureur s’est signalée par une attitude provocatrice, refusant ostensiblement d’employer son micro, s’arrangeant ainsi pour n’être comprise que de ses seuls comparses.
L’avocat de Thierry a traité séparément les deux préventions. Il a exposé que Thierry assumait totalement la première (le bombage de solidarité) et replacé cette initiative dans son contexte, c'est-à-dire dans la lutte contre la directive européenne de régression sociale dérégularisant le travail des dockers. Remarquant que l’infraction était mineure et qu’elle ne valait jamais, d’ordinaire, de poursuites devant les tribunaux (sans quoi les tribunaux n’en finiraient pas de voir comparaître les taggeurs), il a demandé la suspension du prononcé.
Pour la deuxième prévention, il a demandé qu’elle soit tout bonnement tenue pour nulle et non avenue tant elle était risible. Rappelons qu’il s’agissait de "transport d’armes prohibées". Thierry a rappelé que la machette et la serpette étaient dans le coffre de sa voiture (il ne se trimbalait pas en ville une machette à la main !) et qu’elles lui servaient sur la petite parcelle de bois qu’il possède en Ardennes. L’avocat a établi que la machette venait de la quincaillerie de Couvin et la serpette du Brico, et qu’ainsi, il suffisait à la police d’établir un contrôle à la sortie du Brico pour remplir les tribunaux de personnes poursuivies pour « transport d’armes prohibées »…
La procureur a tenté d’expliquer que Thierry avait été poursuivi par une sorte d’automatisme judiciaire, parce qu’il n’avait pas voulu renoncer à ce que la police avait saisi. La police avait besoin d’une condamnation pour détruire les « armes » en question. Thierry et l’avocat ont clairement mis au point qu’à l’origine de cet « automatisme », il y avait un geste hostile et politique des policiers qui ont saisi comme élément à charge du matériel politique (drapeau, affiche) et qui ont identifié comme « armes » ce qui était clairement des outils (des copeaux de bois y adhéraient encore). La police avait non seulement saisi ces deux outils mais aussi un drapeau palestinien, une affiche du Bloc Marxiste-Léniniste, un jerrican d’essence deux-temps (pour tronçonneuse), une boite d’allumette et les mémoires du maréchal Molotov. La saisie du livre de Molotov et de l’essence devait résulter, a suggéré Thierry, d’une sorte de réflexe pavlovien policier (essence + molotov + allumettes). Mais le tout met clairement en évidence que Thierry a été « chargé » par les policiers qui avaient, de plus, été particulièrement agressifs lors de l’interpellation.
Verdict le 12 décembre. Maintenons notre solidarité !

Compte-rendu de Thierry (.doc)

 

Rendez-vous

Soirée de solidarité
Ces poursuites ont déjà valu à Thierry plusieurs centaines d’euros de frais d’avocat. Acquittement ou condamnation, il ne faut pas que Thierry soit financièrement touché par cette affaire. Une repas de solidarité est organisé au Centre Garcia Lorca, rue des Foulons à 1000 Bruxelles, le vendredi 30 novembre à partir de 19H00.
Il s'agit simplement de manger ensemble, venez nombreux et amenez vos amis !

Le flyer concernant le repas de soutien est téléchargeable ici.

Vous pouvez également contribuer à son soutien en versant quelque argent au compte
« solidarité communiste » avec la mention « procès Thierry ».
Compte solidarité communiste : 034-1827469-51

 

 

Rappel des faits
Début 2006. Les dockers et les travailleurs de toute l'Europe se mobilisent contre une directive européenne qui autorise leur remplacement par les marins, sous-payés et doublement exploités, pour les travaux de charge et décharge dans les ports. Cette directive visait uniquement à augmenter encore les profits des grands armateurs, sans même fournir un bénéfice quelconque pour les travailleurs embarqués de pays non européens, avec lesquels les dockers déclarent d'ailleurs leur solidarité.
Dix mille dockers étaient venus à Strasbourg de tous les ports de l'Europe pour protester, le 16 janviers 2006, contre cette directive. Ils avaient dispersé les policiers français et démoli la façade vitrée du parlement européen. Treize dockers dont neuf belges seront alors arrêtés. Un Comité pour la défense des dockers est rapidement mis sur pied à Bruxelles. La campagne de solidarité commence par plusieurs distributions de tracts. Elle se poursuit, le 6 février, par une soirée de soutien et, le 9 février, par un rassemblement devant la résidence de l’ambassadeur de France. Le Secours rouge/APAPC était parmi les forces fondatrices de ce Comité. Le 21 janvier, la police de Bruxelles arrêtait notre camarade Thierry Delforge (alias « le professeur ») en compagnie de deux autres membres du Secours Rouge. Thierry est un militant politique et syndical bien connu. Membre actif du Secours Rouge depuis de nombreuses années, il est présent sur tous les fronts de la solidarité, de l’aide aux sans-papiers à la campagne pour l’acquittement des militants et sympathisants du DHKC poursuivis en Belgique. La police l’a accusé d’avoir participé au bombage du mur d’un entrepôt de la ville de Bruxelles, et a trouvé dans le coffre de sa voiture des couteaux d’abattage dont il usait pour des travaux de débroussaillage.
Le 28 mars 2007, au tribunal de première instance de Bruxelles, cela est devenu « destruction partielle » du mur et « transport d’armes prohibées ». Le tribunal condamne Thierry (en son absence) à un an d’emprisonnement auquel il sera sursis pendant cinq ans pour la moitié. Cela signifiait qu’il devait purger six mois de prison fermes. Thierry a fait opposition à ce jugement et doit repasser en procès.

 

Documents :
Attendus du tribunal contre Thierry (pdf)
Texte de la campagne FREE THE DOCKERS (pdf)
Photo de la soirée du 6 février
Photo d’un chaulage géant au canal
Photo du rassemblement du 9 février 2006
Photo du rassemblement du 21/11






Copie de l'affichette

 

 

 

mise à jour :
03.07.08