Arrêté en France en 2001, l’ancien chef militaire de l’ETA Javier Garcia Gazetlu, alias ’Txapote’ avait été remis à la justice espagnole en 2007. Le dirigeant du mouvement avait, à ce moment-là, déjà été condamné à de multiples peines de prison pour diverses actions revendiquées par l’ETA . Aujourd’hui, il a à nouveau été condamné par l’Audience Nationale, qui l’a jugé coupable de l’assassinat en février 2000 d’un dirigeant socialiste et de son garde du corps. La plus haute instance judiciaire espagnole a prononcé une peine de 105 ans de prison à son encontre.

Le 15 juin dernier, un groupe ’d’indignés’ avaient tenté d’empêcher la tenue d’une session parlementaire à Barcelone, session au cours de laquelle devait être voté le budget 2011 de la Catalogne prévoyant de nombreuses mesures d’austérité. Les manifestants avaient bloqué l’entrée du bâtiment avant d’être violemment délogés par les forces de l’ordre. 23 personnes avaient été blessées au cours de l’intervention policière. Hier, le juge de l’Audience Nationale, principale instance pénale espagnole, a annoncé son intention d’ouvrir une enquête afin de déterminer si les incidents auraient pu constituer un délit contre les institutions de l’état, sur base de l’article 498 de code pénal qui punit ’le recours à la force, la violence, l’intimidation ou la menace grave pour empêcher tout membre d’une assemblée parlementaire d’assister à ses réunions’.
Mardi matin, la police madrilène a évacué le campement des ’indignés’ planté dans le centre de Madrid depuis le 15 mai dernier. Hier, pour la troisième journée consécutive, plus de 200 policiers anti-émeutes avaient été déployés afin d’empêcher les manifestants de réoccuper la place. En fin de journée, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées pour dénoncer cette interdiction. Après avoir fait face au policier autour de la place en leur scandant divers slogan, la foule a traversé le centre-ville, bloquant plusieurs fois la circulation en s’asseyant au milieu de la rue, et entraînant la fermeture d’une station de métro et l’arrêt d’un train de banlieue. Les manifestants ont ensuite convergé vers le Ministère de l’Intérieur. C’est là que la police anti-émeute les a chargé pour disperser le rassemblement. Les affrontements ont fait au moins vingt blessés. Par ailleurs, trois personnes ont été interpellées.

Cinq militants du Parti Communiste des Peuples d’Espagne (PCPE) ont été arrêtés, à Gijón, entre le 14 et 15 juin, pour « terrorisme » suite aux accusations d’avoir lancé des cocktails molotov contre une banque lors d’une manifestation en janvier. Parmi les inculpés, Sergio Naves, candidat à la municipalité pour le parti. Trois des accusés sont pour leur part membres des CJC-CMC (les jeunes communistes du PCPE des Asturies). Tous réfutent les accusations portées à leur encontre, recevant la solidarité pleine de leur parti. Seul trois des militants furent, par la suite, placés en garde à vue sous la suspicion d’être les auteurs de cette dégradation.
Le 17 juin, l’Audience Nationale a décidé de libérer les trois membres du PCPE considérant que cette affaire ne relevait pas du “terrorisme” mais d’un “délit commun” et n’avait donc pas à être examinée par un tribunal d’exception. Une décision qui a contrarie les ambitions de la police de Gijón qui comptait appliquer aux communistes asturiens la législation anti-terroriste qui se rapporte à ce qui est dénommé “Kale Borroka” (lutte de rue) au Pays Basque. Le PCPE coordonne actuellement une campagne de solidarité à travers toutes les provinces du pays avec les “5 des Asturies”.
Eladio Ferreira, Olaia Freiria, David Herrero, Sara Lago, José Ramón Mallén, Javier Moreno, Sharon Nuñez, Eneko Pérez, Jose Valle et trois autres activistes anti-spécistes ont été arrêtés la semaine passée à Madrid, à A Coruña (Galice) et dans d’autres localités. On les accuse d’attentats contre des magasins de fourrure, des fermes d’élevage d’animaux et des industries chimiques qui font usage des expériences en laboratoire sur les animaux. Détenus à Madrid, Jose Valle, Sharon Nuñez et David Herrero ont comparus devant le un juge à Santiago de Compostela, jeudi 23 juin. Ils sont en grève de la faim pour exiger leur libération immédiate et revendiquent le droit de ne pas déclarer. Dans plusieurs villes, des manifestations ont eu lieu en soutien.
Dans la nuit de mercredi à jeudi, à Valence, plusieurs centaines de personnes s’étaient rassemblées devant le parlement. Celui-ci devait, dans la matinée, désigner son président, et les manifestants s’étaient rassemblés pour dénoncer la classe politique accusée de ne pas représenter les citoyens. Mais jeudi matin, la police anti-émeute est entrée en action afin de disperser la foule avant l’arrivée des parlementaires, affirmant avoir été provoquée par un manifestant qui aurait tenté de franchir le cordon de sécurité. Au total, 18 personnes ont été légèrement blessées, dont huit policiers. Plusieurs personnes ont néanmoins du être hospitalisées. Cinq personnes ont également été interpellées. Cette opération policière n’a pas empêcher la foule de rester en ville, où se tient toujours un camp ’d’indignés’. D’ailleurs, environ mille personnes se sont retrouvées quelques heures plus tard devant le quartier général de la police de Valence pour exiger la libération des cinq personnes interpellées plus tôt dans la journée.

Le campement des jeunes ’indignés’ qui occupait depuis dix jours la Place de Catalogne a été violemment délogé ce matin. A 6h50, la police est arrivée sur place pour ’dégager et nettoyer la place en vue des festivités de la Ligue des Champions’ qui aura lieu demain soir. Casqués et armés de matraques, les policiers ont commencé par confisquer tous les objets ’dangereux’ : casseroles, ustensiles de cuisine,... Très vite, les quelques 450 personnes présentes sur place organise un sit-in de protestation, empêchant l’entrée des camions de nettoyage sur la place. Les policiers ont alors fait usage de matraques et de balles en caoutchouc à l’encontre des manifestants, blessant 43 d’entres eux. En quelques minutes, tous les jeunes étaient dispersés et le campement totalement délogé.
Une opération conjointe de la police espagnole, de la police péruvienne et d’INTERPOL a débouché sur l’arrestation en Espagne, de Marie Hilda Pérez Zamora. La police péruvienne affirme que sous le pseudonyme de camarade "Noemí", "Miriam" ou "Marilyn", Marie Hilda Pérez Zamora (qui serait entré en Espagne avec de faux papiers) est une des dirigeante du PCP-SL pour la région de Cajabamba.
La nuit du 18 au 19 avril, le consulat italien de Barcelone a été attaqué au cocktail Molotov en solidarité avec les anarchistes arrêtés et emprisonnés à Bologne et à Ferrara.
La nuit du 10 mars, nous avons attaqué les objectifs suivants à Barcelone, l’agence de la banque Caixa dans le quartier de Sagreda a été endommagée au moyen d’un engin incendiaire artisanal. Une agence de la banque Santander à Passeig Maragall a vu ses vitres brisées, et 15 autres agences bancaires à Gracia ont été sabotées (serrures et distributeurs de billets bloqués). Dans le communiqué, les auteurs se revendiquent de l’anarchisme et expriment leur soutien aux dix prisonniers politiques en grève de la faim au Chili.