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Monde arabe et Iran

19 janvier 2017

Palestine : Affrontements au camp de réfugiés de Qalandia

Au moins six Palestiniens ont été blessés par les forces israéliennes mercredi lors d’affrontements dans un camp de réfugiés de Qalandia, au nord de Jérusalem. Les forces israéliennes sont venues à l’aube démolir des petits commerces (magasins, car-wash) dans le camp sous le prétexte qu’ils ont été construits sans permis. Lors de ces démolitions, ils ont détruit plusieurs véhicules. Les habitants du camp ont résisté en lançant des pierres et des cocktails Molotov. Les soldats ont ouvert le feu et tiré des balles réelles, des balles en caoutchouc et des gaz lacrymogènes, blessant au moins six manifestants. Les militaires ont empêchés les ambulances et les pompiers palestiniens d’entrer dans le camp.

Les affrontements à Qalandia Les affrontements à Qalandia

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17 janvier 2017

Palestine : Un manifestant de 17 ans abattu par les forces d’occupation

Un Palestinien de 17 ans a été abattu par la police des frontières israélienne lors d’affrontements entre manifestants et forces d’occupation dans le village de Tuqua, près d’une colonie sioniste, au sud de Bethléem. L’adolescent, nommé Qusai al-Amour a été touché de trois balles de guerre dans la poitrine.

Qusai al-Amour Qusai al-Amour

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15 janvier 2017

Palestine : Plusieurs villageois soignés pour avoir inhalés trop de gaz lacrymogènes

Les troupes israéliennes ont lancé hier samedi un raid sur le village de Beit Ummar près d’Hébron, en Cisjordanie occupée. Des affrontements ont éclaté lorsque les Israéliens ont brutalement confisqué le véhicule appartenant à un activiste anti-colonisation palestinienne. Les forces israéliennes ont alors noyé les environs de gaz lacrymogènes pour disperser les Palestiniens qui protestaient contre le raid dans la zone d’al-Bayyada du village. Un certain nombre de manifestants ont dû être soignés pour avoir inhalé trop de gaz.

Le gazage du village de Beit Ummar Le gazage du village de Beit Ummar

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15 janvier 2017

Palestine : Répression d’une manifestation par le Hamas à Gaza

Des milliers de Palestiniens se sont rassemblés dans le camp de réfugiés de Jabalia, dans le nord de la bande de Gaza, arborant des banderoles et lançant des slogans comme "nous voulons de l’électricité". Alors qu’ils se dirigeaient vers le siège de la compagnie publique d’électricité dans le nord du territoire, les forces de sécuritédu Hamas ont tiré en l’air et dispersé avec des matraques les manifestants, et maltraités plusieurs journalistes. Plusieurs manifestants ont jeté des pierres sur le bâtiment.

La bande de Gaza, contrôlée par le Hamas depuis 2007 et soumise à un blocus israélien et égyptien, a été le théâtre ces derniers jours de manifestations d’habitants protestant contre la dégradation de leur alimentation en électricité. Les quelque deux millions de Gazaouis bénéficient seulement de quatre heures d’électricité par jour depuis la fin 2016, au lieu de huit heures en temps normal.

La manifestation de Gaza La manifestation de Gaza

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12 janvier 2017

Arabie Saoudite : 8 ans de prison pour avoir informé Amnesty International

En Arabie saoudite, les militants des droits humains disparaissent les uns après les autres, étant poursuivis en justice, incarcérés, réduits au silence par des manœuvres d’intimidation ou contraints à l’exil. Le 8 janvier, Essam Koshak, défenseur des droits humains, a été convoqué par le Département de police judiciaire à La Mecque et a été placé en détention. Il n’est pas été autorisé à prendre un avocat et est interrogé au sujet de son compte Twitter. Le même jour Ahmed al Mushaikhass, membre fondateur du Centre Adala pour les droits humains a été emprisonné au commissariat d’al Dammam, où il est toujours détenu. Il est depuis interrogé par le Bureau des enquêtes et des poursuites judiciaires (BIP).

Avant-hier, mardi 10 janvier, Abdulaziz al Shubaily, membre fondateur de l’Association saoudienne pour les droits civils et politiques (ACPRA), une organisation indépendante de défense des droits humains aujourd’hui dissoute, a comparu devant le Tribunal pénal spécial, qui s’occupe des affaires de terrorisme. Il a été condamné à une peine de huit ans d’emprisonnement en raison de son travail de défense des droits humains. Il était accusé, entre autres, d’avoir « été en contact avec des organisations étrangères » et d’avoir fourni des informations à Amnesty International pour deux rapports de l’organisation. Tous les autres membres de l’ACPRA ont été poursuivis en justice ou incarcérés.

Abdulaziz al Shubaily Abdulaziz al Shubaily

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11 janvier 2017

Algérie : Répression de deux manifestations étudiantes

Ce matin aux environs de 10 h, des brigades antiémeutes ont usé de violence pour disperser une action de protestation menée par des étudiants en chirurgie dentaire venus des facultés de médecine d’Oran et d’Alger pour réclamer plus d’opportunités de travail pour les diplômés et une reconsidération des statuts actuels de la corporation. Plusieurs d’entre eux ont été embarqués et conduits dans des commissariats de la capitale.

Ce même mercredi, la police également a empêché brutalement des dizaines d’étudiants en pharmacie d’organiser pacifiquement un rassemblement devant le siège du Parlement à Alger-Centre. Plus de 70 étudiants ont été interpellés et embarqués manu militari dans des bus pour les évacuer à l’extérieur de la capitale. Ces étudiants sont venus des dix départements de Pharmacie répartis à travers le pays pour manifester pacifiquement leur colère après deux mois de grève enclenchée sur les bancs de leurs universités.

Les étudiants en pharmacie embarqués manu militari à Alger Les étudiants en pharmacie embarqués manu militari à Alger

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10 janvier 2017

Maroc : Jugement anti-syndical à Agadir

L’affaire remonte au mois de mars 2015 lorsque l’entreprise avait licencié la totalité de la section syndicale, affiliée à la Confédération démocratique du travail, suite aux débrayages des 540 salariés, en majorité des femmes, revendiquant la régularisation de leur situation sociale. L’entreprise avait saisi la justice, accusant Abdellah Rahmoune, membre du Bureau exécutif de la Confédération démocratique du travail (CDT) et son secrétaire régional au niveau de la région d’Agadir d’avoir incité les salariés à paralyser les activités de la société.

En première instance, le syndicaliste mis en cause avait été condamné à verser pas moins de trois millions de dirhams à l’entreprise en guise de dommages. Cette lourde sentence a été confirmée, plus tard, en appel. L’entreprise a fait une saisie conservatoire sur le loyer du syndicaliste.

Abdellah Rahmoune Abdellah Rahmoune

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9 janvier 2017

Maroc/Sahara occidental : Répression à El Aaiun

Les forces de répression marocaines sont violemment intervenues samedi pour disperser une manifestation pacifique organisée à El Aaiun, la capitale du Sahara occidental occupé, par la coordination des diplômes chômeurs sahraouis pour dénoncer le pillage illégal du Sahara occidental. Les manifestants ont scandé des slogans et levé de banderoles contre les politiques de paupérisation et de marginalisation menée par l’occupant marocain contre les Sahraouis et son pillages des richesses de leur pays. Les forces militaires marocaines a assiégé le lieu de la manifestation avant d’intervenir contre les manifestants, faisant plusieurs blessés parmi eux.

La répression de la manifestation d'El Aaiun La répression de la manifestation d’El Aaiun

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8 janvier 2017

Maroc : La police disperse une manifestation à al-Hoceima

Les forces de l’ordre marocaines sont intervenues dans la nuit de mercredi à jeudi pour disperser un sit-in d’activistes à al-Hoceima trois mois après l’émotion provoquée par la mort le 28 octobre d’un vendeur de poisson, Mouhcine Fikri, happé par une benne à ordures alors qu’il tentait apparemment de s’opposer à la destruction de sa marchandise par des agents de la ville. Cette mort avaient suscité une vague de colère et de manifestations populaires à al-Hoceima. Ces manifestations ont cessé depuis lors mais des activistes locaux poursuivent leur mobilisation. Ils réclament de faire toute la lumière sur les circonstances du décès et les éventuels responsables, posant également des revendications comme la lutte contre le chômage ou la corruption, la défense de l’identité berbère et de la région du Rif.

Après avoir demandé par mégaphone l’évacuation de la place centrale de la ville, où les autorités préparaient un salon commercial, des policiers ont chassé des dizaines de personnes réunies sur les lieux. Des images diffusées sur les réseaux sociaux montrent des manifestants à terre, apparemment contusionnés, et d’autres arrêtés par les forces de l’ordre, qui ont été relâchés peu après. C’est la première fois que la police utilise la force dans cette ville pour disperser un rassemblement en mémoire à Mouhcine Fikri

Manifestation d'hommage à Mouhcine Fikri (archive) Manifestation d’hommage à Mouhcine Fikri (archive)

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4 janvier 2017

Palestine : Les médecins israéliens s’opposent à la nutrition forcée des grévistes de la faim

Il y a quelques semaines, deux Palestiniens détenus par Israël — Anas Shadid, 19 ans, et Ahmad Abu Farah, 29 ans — ont été hospitalisés au Centre Médical Asaf Harofeh (Tel Aviv), en raison de la dégradation de leur état de santé. Ils ont été arrêtés en août, et ont commencé leur grève de la faim moins d’un mois après, aussitôt après avoir été placé en détention administrative (sans procès). Il y a quelques semaines, après que la Haute Cour de Justice israélienne ait rejeté leur libération, ils ont intensifié leur grève de la faim — arrêtant de boire de l’eau et refusant les examens médicaux. Cette situation a relancé en Israël le débat sur l’alimentation forcée.

L’alimentation forcée va à l’encontre de l’éthique médicale parce qu’elle viole le principe de l’autonomie du patient, ne tient pas compte du manque de consentement éclairé, et constitue un traitement nuisible, inhumain et dégradant. Pourtant, la "Loi sur l’Alimentation Forcée" a été adoptée en juillet 2015 (voir notre article) mais l’état ne l’a pas encore utilisée à l’encontre d’un gréviste de la faim.

Selon la loi, l’état doit s’adresser aux tribunaux quand le personnel médical estime que la vie d’un gréviste de la faim est en danger dans le cas d’un refus collectif de soins et de nourriture. Jusqu’à présent les équipes hospitalières ont résisté aux pressions des services de sécurité qui veulent briser les grèves de la faim et punir les grévistes. Depuis l’adoption de la loi, il n’y a eu qu’un seul cas dans lequel l’état a menacé d’utiliser la loi.Toutefois, depuis que la plupart des médecins ont refusé de nourrir de force les patients, les autorités se sont abstenues jusqu’à présent faire usage de la loi.

 Des médecins israéliens manDes médecins israéliens manifestent contre la "Loi sur l'Alimentation Forcée" devant le parlement israélien, le 16 juin 2014. Des médecins israéliens manifestent contre la "Loi sur l’Alimentation Forcée" devant le parlement israélien, le 16 juin 2014.

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