Suite aux violents combats qui ont opposé forces de l’ordre et manifestants au Caire, l’armée a érigé des murs dans les rues du Caire pour protéger ses structures importantes, notamment le ministère de l’intérieur. D’énormes blocs de pierre séparent désormais les habitants du Caire et un no man’s land surveillé par les militaires en arme. Les murs sont recouverts de graffitis hostiles au régime, parmis les plus populaires ’Fuck the police’ et ’ACAB’ (All Cops Are Bastards), mais aussi ’La liberté viendra’ et le populaire ’Le peuple veut la chute du pouvoir’, ainsi que des symboles anarchistes et révolutionnaires.
L’opposition égyptienne, que les médias indépendants arabes décrivent comme ’radicalisée’ et ’ayant perdu toute naïveté’ prépare depuis un mois une mobilisation massive dans les rues égyptiennes pour le 25 janvier. L’objectif avoué : ’en finir définitivement avec le régime et avec le masque militaire qu’il s’est collé au visage’.

